L'hydroptère, avant d'être l'hydroptère, est un trimaran. Un trimaran, et donc, un voilier.
Donc, au lieu vous perdre tout de suite avec des termes ulrta-complexes, et avant d'expliquer le fonctionnement de l'hydroptère,
il vaudrait mieux comprendre le voilier. Le simple voilier.
Nous allons donc commencer par étudier les particularités principales d'un ... voilier. Surprenant non ?
On en vient donc au problème principal : Comment peut bien avancer un voilier ?
Un voilier avance, tout le monde le sait, par la force du vent. Mais si l'on prend la chose telle qu'elle, on ne peut donc avancer que là où le vent nous mène, c'est à dire que si l'on a un vent ouest/estVent allant de l'ouest vers l'est, on va vers l'Est... Vous nous direz, en partant de la France, avec un tel vent, c'est pratique pour traverser l'Atlantique.. Mais si en plein milieu de la traversée le vent se retourne ?
On peut donc conclure que soit un voilier avance dans le sens du vent, soit il existe autre chose, de plus efficace, qui lui permet de se diriger lors de sa navigation.
Après tout, vous pensez ce que vous voulez. mais, pour la cohérence de notre TPE, et face à la physique, nous, nous allons considérer la deuxième possibilité.
Si on remplace les voiles par un moteur, il n'y a plus le problème de la direction (et du sens) du vent (à condition qu'il y ait un gouvernail). Mais ce serait trop facile. Nous allons donc vous expliquer comment avance un voilier (sans moteur).
Une voile de bateau fonctionne exactement comme une aile d'avion. A l'intérieur de la voile, le vent crée une surpressionLorsque la pression est supérieure à la pression atmosphérique, on appelle ça surpression, qui gonfle la voile, mais à l'extérieur, l'air circule plus vite, et la voile s'accroche à la dépression Contraire d'une surpression : Lorsque la pression est inférieure à la pression atmosphérique qui en résulte.
Pour mettre en évidence ceci plus clairement, vous pouvez faire l'expérience suivante : prenez deux feuilles de papier ordinaire (A4), tenez les suspendues, une dans chaque main, la longueur étant dans le sens vertical.
Espacez les d'environ cinq centimètres. Maintenant soufflez entre les deux feuilles, on voit clairement qu'elles se collent l'une à l'autre.
L'explication nous vient de Bernouilli : plus la vitesse de l'air est grande, plus la pression est faible, et donc la différence entre la pression en dehors des feuilles et entre les deux est grande (pression faible [depression] entre les deux feuilles), l'air "pousse" ainsi les feuilles de papier avec une plus grande force à l'extérieur qu'entre les deux.
C'est exactement pareil avec une voile. Le vent créé une surpression d'un coté de la voile, et hop :

Problématique :
Pourquoi une aiguille coule-t-elle alors qu'un bateau, dans le cas de
l'hydroptère également fait de métaux, ne coule-t-il pas ?
Etude :
Avant toute chose, pour aider à la compréhension, nous vous informons que les lettres représentant des vecteurs respectent la règle suivante :
Si la (ou les) lettre(s) est(sont) en gras, cela fait référence au vecteur, c'est à dire à la norme, le sens, et la direction.
En revanche, si la (ou les) lettre(s) n'est(ne sont) pas en gras, cela se rapporte à la norme du vecteur.
Parenthèse fermée.
Partons de la formule de la poussée d'Archimède. Oui, tout à fait, d'Archimède, vu que c'est grâce à Archimède que les corps flottent. Quoi ? D'accord, reprenons : un corps qui flotte dans un fluide (eau, air, bien que dans ce dernier l'effet soit moins flagrant, vous allez bientôt voir pourquoi) subit deux forces basiques (nous sommes ici dans le cas « simple » où le système étudié n'a pas de mouvement) : le poids (vertical et vers le bas) et une autre force, apparement verticale et vers le haut puisque dans le référenciel TCGTerrestre Considéré Galiléen l'objet est au repos, soit d'après les lois de Newton : Δv nul (c'est à dire que la variation de vitesse est nulle, puisque l'objet ne bouge pas (Δv = v2 - v1)), soit la somme vectorielle des forces est nulle.
Ainsi une force compense exactement le poids, et est donc verticale et vers le haut. C'est la poussée d'Archimède, c'est à dire que l'objet en question est « porté » par le fluide, un peu comme s'il était posé sur une table, sauf que là le fluide ne porte pas tout (enfin la table non plus vous me direz mais nous allons rester concrets), c'est à dire qu'il y a des objets qui flottent, et d'autres non ...
De fait, nous allons d'abord calculer le poids à compenser par la poussée d'Archimède, dans les deux cas :
> Aiguille
On sait tous (ou on va le savoir) que
P1 = m1 x g
(avec P en Newton, m1 en kg et g en N.kg-1)
> Bateau
P2 = m2 x g
avec m2 > m1 (Que celui qui pense qu'un bateau est moins lourd qu'une aiguille aille sa balader dans les ports. Non mais. À la limite, cela peut être vrai dans le cas d'une aiguille de la taille et de la masse de la tour Eiffel et d'un bateau semblable à celui que nous avons utilisé pour nos expériences (si on peut appeler cela un bateau) [voir expérience [1] pour les images] mais prenons le cas concret que nous avons avancé en première intention)
La poussée d'archimède doit donc compenser un plus grand poids dans le cas d'une coque de bateau que dans celui d'une aiguille.
Venons en maintenant aux faits.
Donc, la formule de base :
PaC'est ainsi que la Poussée d'Archimède est notée = ρfluide . Vimmergé . g
avec
Pa = poussée d'archimède (en Newton)
ρfluide = masse volumique du fluide (en kg.m-3)
Vimmergé = Volume immergé de l'objet (soit le volume d'eau déplacé) (en m3)
g = constante gravitationnelle (en N.kg-1)
Donc, on prendra comme fluide l'eau, car sa masse volumique est ronde (1000 kg.m-3),mais de toute façon, le raisonnement est le même quel que soit le fluide :
On sait que la masse volumique de l'eau vaut 1000 kg.m-3.
Donc Pa = 1000.Vimmergé.g
On s'aperçoit qu'il n'y a plus qu'une seule variable, c'est Vimmergé : en effet une aiguille va déplacer moins d'eau (car elle a un volume immergé nettement moins important) que la coque d'un bateau. Donc, si l'on réfléchit, la poussée d'archimède sera moins importante dans le cas d'une aiguille que dans celui d'un bateau.
Démonstration par l'absurde :
Imaginons un peu...
Prenons, comme base, l'hypothèse d'un monde fantastique, un lac d'un plat impassible, un ciel dégagé, une aiguille se pose doucement sur la surface du lac, et là, elle flotte. D'après les lois de Newton [référenciel précisé plus haut], la somme des forces est nulle (voir ci dessus). Donc, étant donné que l'on considère comme forces actives seules le poids et la poussée d'archimède,
Pa = P
